À pas de loup




Texte proposé dans le cadre du concours de nouvelles du festival littéraire l'Ouest Hurlant


Par une nuit de décembre, je me promenais dans la forêt de Brocéliande afin d’y trouver des branches pour le feu. Il faisait noir et froid. J’avançais pas à pas vers le centre du bois. La température diminuait et les flocons commençaient à tomber. Je tremblais à cause du froid. Soudain, un bruit surgit d’un des buissons. Je me retournai d’un seul coup, mais ne vis rien. Alors je continuai mon chemin, tandis qu’une sueur froide s’emparait de moi. Peur de temps après, j’entendis comme des pas dans la neige. Je fis volte-face, mais il n’y avait personne à l’horizon. Pourtant, les pas me suivaient, ils se rapprochaient de plus en plus. J’accélérai encore et encore, de plus en plus vite. Je me mis à courir, courir à perdre haleine. Mais en vain, les pas continuaient de me rattraper.



Je n’avais plus aucune force. Je continuais néanmoins à avancer en espérant qu’il ne m’arrive rien. Les pas me suivaient toujours, mais rien ne semblait vouloir se passer. Quelques secondes, plus tard, je me rendis compte que j’étais perdue, je ne savais plus où aller. D’habitude, j’avais un bon sens de l’orientation, mais là, j’étais complètement égarée ; sûrement à cause de la fatigue. Je me suis donc assise sur une pierre humide et froide. Je reprenais mon souffle lorsqu’un hurlement retentit. Je bondis. Je me dis que c’était probablement le vent qui sifflait aux cimes des arbres. La neige tombait de plus en plus fort, j’essayais donc de trouver un abri. Je trouvai une petite maison délabrée, mais cela suffirait à me protéger du mauvais temps.



Je poussai la porte et de celle-ci sortit un grincement aigu et assourdissant. Je tâtai le mur pour trouver un interrupteur avant d’apercevoir un vieux chandelier, posé sur une petite table, dont les bougies étaient étrangement allumées. Tout d’un coup, la porte claqua et les bougies s’éteignirent. La peur me donna l’impression que mon cœur était projeté hors de ma poitrine. Se rapprochaient de moi les mêmes pas qu’au-dehors. Je reculai, car il me semblait qu’ils me voulaient du mal. La foudre tomba entre moi et la chose, puis le chandelier que je tenais à la main se ralluma aussitôt. J’aperçus alors la forme d’un animal. Il se rapprocha et je pus distinguer un loup gris effrayant. Il me fixait, sa tête à la hauteur de la mienne. Il hurla !



Par Lilou PEYROT