Arts, politiques, féminisme, jeunesse





Amis de l’art, utilisateurs des nouvelles technologies, et personnes impliquées pour la jeunesse, vous avez raté quelque chose. Il s’agissait de l’exposition de Pauline ROUXEVILLE. Jeune femme ambitieuse de 22 ans, qui a décidé après un Master d’économie, d’entamer une année de césure dans l’entrepreneuriat. Touchée par les arts, son projet « Dix influenceuses sous influence » est né entre deux tirades de son cours de théâtre, dans lequel elle a rencontré Alwena, l’une des modèles qu’elle a dépeints dans son exposition.

Impliquée pour la cause des femmes, Pauline avait envie de donner la parole à celles que l’on juge trop vite, à celles qu’on « like » presque les yeux fermés. Et même si le terme d’ « influenceuse » n’est pas encore reconnu de tous, son existence auprès de la jeunesse est quant à elle bien présente. L’artiste a donc décidé d’en faire une exposition.







Selon Pauline, « tout art est politique, et à mon échelle personne ne viendra m’écouter faire un discours, alors je fais une expo ». Ses paroles traduisent l’engagement des jeunes dans la société et la place que l’on décide de leur donner dans l’espace public. Deux plafonds de verre se présentent à Pauline : elle est jeune, et c’est une femme. Elle m’explique que la jeunesse est tout de même bien écoutée, prenant pour preuve la légitimité qu’on lui a accordée en acceptant de l’exposer. Quant à son statut de femme, bien qu’attendrissement et bienveillance soient les mots d’ordre des comportements des adultes, beaucoup reconnaissent le culot dont elle a pu faire preuve à travers ses tableaux.




Notre Pauline affirme avec passion : « Je suis sûre que tous les génies ont encore des dents de lait. Moi, à la base je voulais faire de la politique, puis j’ai découvert l’art et j’ai compris que pour changer le monde, il fallait passer par l’art ». Alors en ces temps où les politiques publiques sont décriées, où les chaumières sont fermées et les sourires masqués, je vous invite, amis de l’art, à vous évader de cette anxiété sur le compte Instagram de notre nouvelle artiste préférée : @pauline_rouxeville.


Célia Martel