" C’est un métier où la créativité est essentielle "






Emilie Rougier est musicienne. Elle a commencé à jouer dans un groupe de rock puis est devenue DJette. Elle s'intéresse aussi à tous ce que les femmes ont créé dans le monde de la musique. Par Daloba Diaby .



Quel est votre métier ?

Emilie Rougier : Je suis musicienne depuis mes 22 ans. J’ai débuté dans le groupe de rock Marvin. Je jouais du clavier. J’ai aussi commencé à être Djette à partir de mes 25 ans au "Rockstore". Depuis mon arrivée à Rennes, je compose aussi de la musique pour des pièces de théâtre.


Quelle est votre actualité ?

En ce moment je compose pour la pièce "Hostile". C'est un théâtre d’objets qui sera présenté par la Compagnie bakélite. Je travaille aussi sur un autre projet en collaboration avec le Jardin moderne. Je mets au point un projet sur le matrimoine.


Qu’est-ce que le matrimoine ?

Selon moi, le matrimoine c’est l’héritage féminin, que ce soit historique ou culturel. Un peu en opposition au patrimoine.




Pourquoi plusieurs projets à la fois ?

Pour éviter l’ennui. Être musicienne est un métier où la créativité est essentielle. Mener plusieurs projets à la fois m’empêche de me mettre trop de pression. Ça m’assure. En effet c’est une profession, bien que très libre, qui est en revanche assez dure au niveau des revenus. La précarité est très présente.


Qu’est-ce que le “Jeu des 1000 matrimoines” et quel est son but ?

C’est mon nouveau projet radiophonique. Il consiste à faire un bilan sur la place de la femme dans l’industrie musicale, sous forme de questions/réponses .


Comment souhaitez-vous finaliser celui-ci ?

Le jeu des 100 questions partira d’abord de la Bretagne, mais vise à s'étendre dans toute la France. Sous la forme de 5 épisodes radiophoniques et un dernier épisode interactif en live.


Pourquoi vous faites tout ça ?

Pour faire entendre la voix des femmes dans le monde de la musique et établir un pied d’égalité entre les genres sur la scène musicale. Je pense que les jeunes filles d’aujourd’hui ont besoin de modèles à qui s’identifier. Des modèles que moi je n’ai pas eus.


Comment êtes-vous perçue par vos proches ?

Ma mère me voit comme un ange ou un soleil. Mes amis/es pensent que je suis je suis gaie, joyeuse mais aussi exigeante sûrement à cause de mon côté perfectionniste. Moi je dirais que je suis plutôt obstinée, rêveuse et assez rigolote.


“J’aimerais vivre dans une maison au bord de la mer avec mes proches et vivre de ma passion jusqu’à la fin de mes jours”.


Votre plus grand bide ?

C’est sûrement la fois où moi et mon groupe nous avons ouvert un concert pour un autre groupe. Mais malheureusement nos styles étaient totalement différents et nous avons fait fuir le public


Quelle est votre plus grande réussite ?

Je pense que c’est le fait que je n’ai jamais eu à travailler de façon contrainte et que je puisse m'épanouir dans mon environnement de travail.




Daloba DIABY