Connaissez vous la Transnistrie ?






C’est l’autre nom de la république moldave du Dniestr, tirant son nom du fleuve délimitant sa limite ouest avec la Moldavie, sa limite est quant à elle suivant la frontière ukrainienne. Il s’agit d’un Etat de fait (non reconnu par l’ONU) qui se situe à l’est de la Moldavie, pays d'Europe de l’est. Sa capitale est Tiraspol. Il s’agit d’un petit pays de seulement 4 000 km2 (la taille du département des Pyrénées-Orientales) pour 500 000 habitants (la France en comporte 67 millions).



Les deux groupes ethniques les plus importants sont les Russes et les Moldaves, représentant chacun le tiers de la population du pays. Russes qui ont massivement investi dans la région pour en faire l’un des territoires les plus industrialisés de la Moldavie. Cette influence Russe entretenue encore aujourd’hui par Moscou permet de mettre sous pression l’Ukraine d’une part mais aussi du maintien de sa zone d’influence exclusive. Cette volonté s’est notamment traduite par l’intervention de la 14e armée Russe lors de la guerre du Dniestr en 1992 qui a permis à la Transnistrie de maintenir son indépendance par rapport à la Moldavie.



On retrouve ici un exemple parfait de la manière dont la Russie se construit un glacis défensif, combiné à une zone d’influence économique. La fin de l’URSS n’a pas signifié la fin de l’influence Russe sur les anciennes républiques socialistes. Le statu quo maintenue par la Russie en ne rattachant pas directement ce territoire à sa fédération lui permet de ne pas avoir de sanctions internationales comme c’est le cas avec la Crimée, tout en conservant l’influence dans la région en ayant un relais militaire et économique.



Par Florian CREUTZER