L'École de la deuxième Chance : une solution efficace face au décrochage scolaire




Le décrochage scolaire est un phénomène en nette amélioration en France, le taux de décrochage (la part des 18-24 ans qui n’ont pas suivi de formation au cours des quatre dernières semaines et ne sont pas diplômés ou au plus du diplôme national du brevet) est de 8,2%, mieux que l’objectif fixé par l’Union européenne pour 2020 qui est de 10%. Dispositif conceptualisé par Édith Cresson en 1995, alors Commissaire européen chargé de la Science, de la Recherche et du Développement, l'École de la deuxième Chance est un outil pour aider ces jeunes décrocheurs. La première école voit le jour en 1998 à Marseille, aujourd’hui le réseau compte 133 sites-écoles à travers la France.



Ces écoles accueillent des jeunes de 16 à 25 ans sans emploi ni qualification et qui ont quitté le système scolaire depuis plus d’un an. Elle leur propose une formation de 4 à 18 mois rémunérée (environ 300€ par mois) avec le statut de stagiaire pour s’insérer dans la vie active. L'objectif pour cette école, c’est que le jeune accède à un emploi ou qu'il intègre une formation professionnelle. Il peut bénéficier d’un suivi personnalisé pour définir un projet professionnel et obtenir les compétences nécessaires pour ce projet. Les stages sont au cœur de la pédagogie (40% du temps de formation), car ils permettent à la fois la montée en compétences et l’apprentissage de la vie en entreprise. Un accompagnement à la vie citoyenne est octroyé avec notamment des projets culturels et citoyens, qui permettent à ces jeunes en difficultés de s’ouvrir au monde, et à la vie en communauté. Enfin, les écoles jouissent d’un fort ancrage territorial en travaillant en partenariat avec des entreprises et des collectivités de la région.



L’École de la deuxième Chance compte 63% de sortie positive en 2019, c’est donc un moyen efficace pour insérer les jeunes en difficulté dans la vie active. La motivation des jeunes reste le principal déterminant de la réussite, et donc le principal facteur d’admission de ce parcours où les places sont chères.




Par François WALLYN