Le déchet commun



Texte proposé dans le cadre du concours de nouvelles du festival littéraire l'Ouest Hurlant

Ce matin, des tas d’ordures jonchaient le pas de ma porte. Je n’ étais pas le seul concerné. Tout le monde l’était. Un autre monde avait décidé que notre Terre lui servirait de poubelle, je mis les déchets dans la benne à ordures commune qui aujourd’hui était drôlement pleine. Bon petit retour en arrière, ce journal que tu as trouvé m’appartenait, je m’appelle Eden, je suis scientifique de là-haut. Pourquoi de là-haut, vous allez me dire, là-haut, car nous sommes en 2035, cela fait maintenant 10 ans que nous vivons en sous-terrain, et moi, je suis scientifique de surface et tous les trois jours, je monte à la surface pour faire des analyses de l’air. Ah, oui, j’oubliais, nous sommes sous terre à cause d’une erreur chimique qui a formé un nuage maintenant dissipé dans l’air, ce nuage transforme tout ce qu’il touche d’organique en déchets. Je sais ce que vous allez me dire, « bah, oui, Eden, c’est bien ! Mais si tout ce qu’il touche se transforme en déchets alors pourquoi quand vous sortez vous ne devenez pas des déchets » et bah, je vais vous répondre, on possède des combinaisons hermétiques. Bon bref bonne nuit…

JOUR 3664

Aujourd’hui, je suis allé au travail, mais de grosses fissures étaient apparues sur le toit de la ville. Je me suis rendu au travail et j’ai aperçu plein d’autres fissures. Au travail, je m’équipai de la tenue et Marc m’interpella :

« Salut Eden, comment vas-tu ? Dit-il.

- Salut Marc, bah, je vais bien écoute.

- Dis-moi que je ne suis pas le seul à les avoir vus.

- De quoi, les fissures ? Non, tu n’es pas le seul, et je ne pense pas que l’on ne soit que deux.

- Après les analyses, on ira voir le maire.

- Oui, c’est ce que je pensais faire. »


On prit l’ascenseur pour la surface avec mon équipe. Les analyses se sont plutôt bien passées jusqu’à ce que l’on sorte le drone. J’avais bien senti quelque chose de bizarre, mais jusqu’à ce que ce soit ça. Je n’ai plus de place sur ma page, je vous parlerai de ça demain.



JOUR 3665 Hier, nous avons repéré des traces de pas immenses. Aujourd’hui, je vais aller voir le maire avec Marc et Maëligwen qui est l’une des seules femmes parmi les scientifiques de surface de la ville. En arrivant à la mairie, il y avait aussi des fissures au-dessus de celle-ci. Mar, Maëligwen et moi, nous sommes rendus dans le bureau du maire : « Bonjour Eden , comment vas-tu ? - Bonjour, Monsieur le Maire, je vais bien et vous ? - Eh bien, ma foi je me porte bien, qu’est ce qui t’amène là ? - Moi et mon équipe avons remarqué des fissures sur le toit de la ville, - Et d’immenses traces de pas à la surface, ajouta Marc. - Pour les fissures, d’autres habitants sont venus m’en parler, mais pour les pas à la surface, vous êtes les premiers. - Et bien on venait juste vous le signaler - D’accord et bah écoutez, bonne journée à vous Puis nous avons eu l’idée d’enquêter sur ces nombreux phénomènes.

JOUR 3667 Oui, cela fait bel et bien deux jours que je n’ai pas écrit, mais c’était pour une bonne raison, j’ai rassemblé cinq personnes et cette équipe est composée de Marc, Maëligwen , Nataël (le cuisinier du labo) , Elouann (le scientifique fou), Rose (la nounou de la garderie), nous étions tous partants pour enquêter sur ces étranges phénomènes. J’avais réussi à me procurer six combinaisons, six lampes torches, six talkies-walkies et une dynamite. Une fois prêts, on prit l’ascenseur. Et je sentis que Rose était stressée. Je lui dis : « Ne t’inquiète pas Rose. - Je suis stressée, c’est la première fois que je sors dehors depuis qu’il y a eu la catastrophe chimique. - Oui, je sais. - Ne stresse pas, ça va bien se passer intervint Maëligwen.

Arrivé là-haut, je pris la tête du groupe, il faisait encore nuit dehors, les traces de pas se faisaient ressentir, celles-ci nous ont menés à la grotte de la Colline, avec nos lampes torches, on l’éclaira. Des ronflements se faisaient entendre de l’extérieur de la grotte. Une lueur éclairait la grotte et on pouvait voir la grotte comme en plein jour. On entra dans cette grotte et on pouvait apercevoir un immense tas de déchets, c’était de là que venait la lueur. Quand on arriva à 10 mètres du tas d’ordures, les ronflements s’arrêtèrent net et le tas d’ordures bougea, il se leva et des yeux commencèrent à se dessiner. Je pris une cannette et la lançai sur l’œil du monstre pendant que les autres prirent à leur tour une cannette. Ils la balancèrent pendant que je montais sur le monstre en ayant comme objectif qui me paraissait logique : « Détruire la poubelle avec ma dynamite ». Je l’allumai et la lançai au plus proche de la poubelle pour que ce soit elle qui explose et pas moi. Je me fis éjecter, propulser, écraser au sol par l’explosion et puis en un instant, je me rendis compte que je venais de sauver la ville et qui sait peut-être la France ou même le monde entier ? Je pouvais voir tous les déchets qui étaient en train de s’envoler dans l’espace. C’était vraiment magnifique à regarder, le ciel était coloré. Sous ce spectacle de confettis, nous nous sommes mis en route direction la ville souterraine. Sur le chemin, on pouvait voir les déchets s’envoler. Arrivés à l’ascenseur, nous nous sommes dépêchés pour prévenir le maire et la ville.


En arrivant dans la mairie, je dis au maire : « Bonjour, Monsieur le Maire, j’aimerais, s’il vous plaît, que vous m’autorisiez l’accès au micro de la ville, j’ai une grande annonce à faire »

Nous nous rendîmes dans la pièce pour utiliser le micro et je dis : « Bonjour chers citoyens de SouLamballe Je m’appelle Eden et nous avons une grande annonce à vous faire. Moi et mon équipe avons sauvé Lamballe de là-haut et nous ne savons pas si cela est national ou juste municipal. Nous attendons des messages radio d’autres villes pour en savoir plus sur cet événement. Merci d’attendre les prochaines consignes avant de faire quoi que ce soit, merci à vous » Je me rendis dans la salle des radios pour envoyer un message, quand, tout à coup : « ...Vo…(bzzp) Vous me recevez (bzzp) vous nous recevez (bzzp) ici SouRennes, vous nous recevez ? - Oui, nous vous recevons ici SouLamballe et je crois qu’il nous arrive la même chose. - Les déchets, c’est de ça que vous voulez parler ? - Oui, c’est bien ça, il n’y a plus aucun déchet à la surface. - Je commence à prévenir toutes les villes de France. - J’envoie un message au monde entier. »


Puis, quelques secondes plus tard, j’entendis une radio faire du bruit et j’entendis :

« Hellowe are thecity of UnderLas-Vegas and wenoticedthattherewas no more trash in thearea

-Hellowe are thecity of UnderLamballe and we have noticedthesame ». Puis pendant dix minutes, nous étions en train de répondre au message radio de tous les pays du monde entier. Je venais de sauver le monde entier, je repris le micro et annonçai :

« C’est encore moi et je vous annonce que mon équipe et moi venons de sauver le monde entier. Je vais maintenant vous expliquer les consignes à suivre pour retrouver votre ancienne maison. Pour commencer, vous allez déplanter toutes les cultures que vous possédez et les mettre dans un sac quand le numéro de votre maison sera appelé et pour toutes les personnes possédant un animal d’élevage, vous pouvez prendre vos affaires et vous rendre vers le laboratoire. Quand le numéro de votre maison sera annoncé, vous vous dirigerez vers le laboratoire pour prendre l’ascenseur. Puis quand vous aurez quitté la ville, vous pourrez vous rendre à votre maison. Merci de respecter les consignes et de rester dans le calme et le silence complet. Bonne fin de journée à vous et bienvenue à Lamballe. »

Après cette intervention, je me rendis dans ma maison pour reprendre mes affaires et je me mis en route pour le laboratoire. J’étais tout excité à l’idée de voir mon ancienne maison, là où j’ai grandi avec mes parents qui ont disparu pendant la propagation du nuage.



QUELQUES JOURS PLUS TARD

Bonjour, comment vous allez ? Eh bah, en tout cas moi, tout va super bien et je peux même vous dire que je suis en train de travailler sur l’une des plus grandes inventions. Il y a 5 jours, je suis retourné sur les lieux de la destruction du monstre et j’ai retrouvé les morceaux de la poubelle que j’avais explosé. Ne me demandez pas pourquoi ils ne se sont pas envolés comme les autres déchets. Après les avoir étudiés, j’ai réussi à créer une sorte de pierre qui contrôle la faune et la flore. Devinez qui en est le détenteur ? Eh oui, c’est bien moi. J’ai sauvé le monde et je possède la seule pierre qui permet de contrôler la faune et la flore. Maintenant, tout est redevenu normal.



10 ANS PLUS TARD

Aujourd’hui, c’est un grand jour, car je dois faire la cérémonie de « Joyauté », c’est-à-dire donner la Pierre à mon fils. C’est une cérémonie que j’ai inventée pour que la génération de la faune et de la flore persiste dans le temps et dans les générations. Je me rendis donc dans la salle de la pierre sacrée pour la prendre, la porte est ouverte, je l’ouvre et ...



Par Eden BORTEL


Elève de 4eE, collège Simone Veil de Lamballe