« Le temps de l’innocence » : Entre nouvelle version et projection




J’ai récemment découvert « Le temps de l’innocence ». Ce film de 1993, réalisé par Martin Scorsese, est tiré d’un roman d’Edith Wharton. Le casting est composé de Daniel Day-Lewis (Newland Archer), Michelle Pfeiffer (Ellen Olenska) et Winona Ryder (May Welland).



Vers 1880, une comtesse européenne, Ellen Olenska, vient s’installer à New York pour côtoyer la noblesse new-yorkaise. En allant au banquet annuel d’une riche famille, elle rencontre le ravissant Newland Archer.Lui est ancré dans la noblesse new-yorkaise, avocat, fiancé à May. Ellen, est indépendante et ambitieuse. Elle démontre un portrait libre et non conventionnel qui dérange les mentalités de l’époque et ébranle Newland.



Avant de se marier, Newland informe Ellen de ses sentiments. S'ensuivent deux vies différentes. D’un côté, un mariage, trois enfants. De l’autre, un divorce et une vie solitaire faite de voyages. Après la mort de May, son fils Théodore invite son père Newland à passer un séjour à Paris (où vit la comtesse). Il en profite, à la demande de sa mère, pour rencontrer Ellen Olenska. Une fois à Paris, il en informe son père, lui annonce que sa mère May connaissait les sentiments de Newland à l’égard d’Ellen. Et c’est là que la dimension et la grandeur de ce film se présentent devant nous.



Ce film m’a tout de suite fait penser à un mélange entre : « Nos plus belles années » (Sydney Pollack) et « La route de Madison » (Clint Eastwood). Newland choisit une fille simple et conventionnelle, en préférant renier ses sentiments et vivre une vie quelconque, ce qui est également le cas de Robert Redford. De même, il préfère poursuivre sa vie faite de confort, comme Meryl Streep, en laissant se briser le rêve d’une autre vie plus libre. Finalement,” le temps de l'innocence” s’avère être un méli-mélo de chef-d'œuvres plus qu’émouvant.


Louise Bénétreau