Pour une histoire de ballon rond...





Finale de coupe du monde de Football,1950, Brésil-Uruguay, Stade Maracana, 200’000 spectateurs. Souvent décrié, sport catégorisé comme misogyne, beauf, parfois raciste, le football pourtant, rassemble.



Dans l’esprit de beaucoup, le football est un sport violent. Pas forcément sur le terrain en lui-même, mais en tribunes, ou dans la rue, là où les fans d’équipes rivales s’écharpent trop souvent, au prétexte d’une rivalité, qui ne concerne pourtant que le terrain. Certes, ces maux ont trop souvent rongé le monde du football. Mais l’être humain a toujours eu besoin d’ennemis auxquels s’opposer. Et le football permet aussi de régler ses différends lors d’une rencontre sportive, plutôt que par la violence physique ou morale souvent trop utilisée. Aujourd’hui, les gens ne cessent de s’opposer. On regarde toujours son voisin en fonction de sa classe sociale, de sa couleur de peau, de sa religion, ou de son origine. Mais le football semble être une parenthèse à cela. Bien sûr, il peut y avoir du racisme, comme lors du débat immonde sur le nombre de joueurs de couleur en équipe de France de football lors de la victoire à la coupe du monde 2018. Mais il vient de personnes extérieures, pas des supporters, ou des amoureux du football en général. En prenant place dans une tribune, on ne se demande pas si notre voisin est plus riche que nous, ou quelle est sa religion. C’est là toute la beauté que l’on peut trouver au football.



Plus encore, le football fait rêver des millions de personnes. Peu importe leur milieu social ou le pays dans lequel ils habitent. Le football permet une évasion, le temps d’un match, vers un monde différent du nôtre, avec d’autres gagnants, d’autres enjeux, que dans notre vie quotidienne. Combien de Sud-américains ont trouvé dans le football, là-bas parfois plus fort que la religion, leur raison de vivre. Voici pourquoi le football est nécessaire à notre société. Quand le jour se lève et que la vie reprend son cours, il nous reste le football pour continuer de rêver.



Par Lucas HOSTE